Société

La Joconde, la plus chère des toiles au monde

Sa réputation lui aura value des siècles durant des surnoms tels que « tableau enfumé » (notamment à cause de la téchnique dite du  »Sfumato » ayant permis l’obtention la superposition de couches)une estime à laquelle viennent s’ajouter des règles comme l’interdiction de s’approcher de moins de 30cm faute d’endomager la toile à cause de la chaleur corporelle ou encore l’interdiction de filmer(à l’aide de flash) idem pour les clichés accentuant ainsi le mystère rattaché à ce coup de pinceau..et c’est justement ce qui nous a poussé à nous y interessé de près.

Réalisé entre 1503 et 1506 ou entre 1513 et 1516 dans tous les cas en plein mouvement Renaissant(Renaissance) par le celèbre peintre et artiste italien du nom de Léonard de Vinci;La Joconde ou le portrait de Mona Lisa est un des rares tableaux réalisés peu de temps avant la mort de Léonard de Vinci et attribués sans nulle doutes à ce derniers.

Cette oeuvre du 16éme siecle qui représentait un portrait mi-corps sans doute celui de Lisa Ghelardini épouse de Francesco del Giocondo résidents tous les deux à Florence,s’est bâtie un renommé depuis sa réalisation jusqu’à devenir une reférence surtout durant l’époque Romanesque où elle faisait l’objet de fascination pour d’autres artistes qui d’ailleurs, participèrent à developper le mythe qui l’entoure faisant de la toile l’une des représentations d’un visage féminin les plus célèbres au monde et par dessus tout,les plus prisées avec plus de 20.000 visiteurs qui viennent l’admirer et le photographier quotidiennement.

Mais en fait,qu’est-ce qui explique ce côté mythique qui tout au long des siècles s’est rattaché à cette peinture qui au départ partait pour être un chef-d’oeuvre parmi tant d’autres??

Le premier aspect légendaire de la toile est lié au type de propriétaires outres que Léonard de Vinci car à la disparition de ce dernier en 1519, il s’est averé qu’un parmi une trilogie d’oeuvres qui ont été signées par l’artiste italien, figurait le tableau de Mona Lisa ce qui n’a pas échapé aux amateurs d’art très influents comme François Ièr,roi de France qui ne tarda point à en être le nouveau acquéreur dans des circonstances encore peu précises allant jusqu’à le placer dans ses appartements à Fontainebleau puis à Versaille avant que le tableau ne parvienne au Musée du Louvre le 12 Août 1797; ce qui a valu à la toile son premier acte de naissance de sa propre légende.

L’autre caractère précieux qui vient accentuer le génie du tableau se trouve être cette fois-ci la toile elle même très exactement le contenu du tableau à savoir Ghelardini car son visage fait ressortir des traits et des émotions assez peu comodes pour un ouvrage du milieu du 16ème..,car quoi qu’étant en plein centre du mouvement de haute Renaissance (période d’effervescence artistique,litteraire et culturelle) où les hommes au moyen de la passion pour tout ce qui est art voulaient réellement renaitre et donc se détacher de l’époque médievale,il n’y avait jamais eu jusque là de portraits susceptibles de communiquer un sentiment (positif) tel que celui transmis par les mains de l’artiste à savoir un sentiment de quiétude tendant vers un sourire(comme l’indiquent les traits du visage)..d’ailleurs la légende veut que l’auteur ait eu à faire un compliment ou mieux encore effectuer un grimace suscitant ainsi chez la femme une certaine gaieté.

Parlant toujours de la face de Ghelardini, elle a été au coeur des débats chez certains experts de l’art moderne car la figure de la jeune florentine paraît des plus normales sauf qu’elle ne présente ni cils ni sourcils ce qui au début avait conduit beaucoup à mettre en doute l’existence de Lisa Ghelardini jusqu’à qualifier son visage « d’Angelique » mais cela a été réfuté par une autre théorie qui affirmait que les dames de l’époque Renaissante avaient tendance à exagérer quant à leur façon de se dégarnir les poils(expression de l’époque siginifiant épilation.

Enfin, un dernier aspect inhabituel que possède l’ouvrage Florentin, réside dans ce que certains voient comme une résurrection car en effet, le tableau a été dérobé en 1911 et a disparu pratiquement pendant 2ans ce qui l’a rendu encore plus célèbre car les gens se déplaçaient pour voir l’endroit vaccant où il était affiché; mais le 10 décembre 1913 l’ouvrage refait surface après que son dérobeur un vitrier italien du nom de vincenzo peruggia ait été appréhendé en tentant de le vendre pour la somme de 150.000 francs (difficile d’estimer l’équivalent de cette somme).
Plus étonnant encore, elle était restée dans toute sa forme et donc n’a pas necessité une restauration jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs..,c’est ainsi qu’en 2005 une étude canadienne a été effectué pour essayer de percer le secret caché derrière ce rajeunissement éternel ce n’est que trois ans après que l’étude a aboutie à la découverte d’une seconde couche faite d’un mélange de vermillons et de blanc de plomb qui donc tout au long de tous ces centaines d’années, aurait permis de préserver la peinture à l’huile de panneau de bois de peuplier.

Et pour ce qui est de la valeur actuelle de la Joconde, sachez qu’elle a été jugé inéstimable mais s’il fallait lui en donner, le cabinet expertissim spécialisé dans l’antiquité et les oeuvres l’a estimé à plus de 2 milliards d’euros faisant d’elle la plus chère des toiles au monde ce qui lui a valu de sièger au Rue de Rivoli 75001, Paris, dans le premier arrondissemnent (adresse du musée du Louvre); il est clair que Léonard de Vinci en aurait été fier ou pas car l’oeuvre étant italien mais affiché dans un musée français.

Par Yvan Musoni

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