Culture oui! Mais… ! Je n’essaie pas de me révolter contre la culture, je crois plutôt que j’essaie d’être un peu plus réaliste…

Etat-civil, bénédiction nuptiale et réception : tels sont les mots qu’on retrouve souvent sur une invitation de deux amoureux qui, après s’être dit oui quelque part à deux, décident enfin de le faire publiquement.
Mais il y a alors d’autres » cérémonies de mariage » qu’on ne voit jamais, non pardon… que je n’ai jamais vu sur une invitation : la fameuse » gutwikurura « (levée de voile), » gukumbuza « (eeeeeuh…) etc.
Sens originel perdu
De la fin du 20è siècle que je suis, c’est déjà un pas que je connaisse les deux. Un grand merci à mon papa qui m’a soufflé un troisième « guca mu marembo »(eeeuh…)! Donc ça fait trois cérémonies après l’ubugeni (mariage). Soit, je reformule : trois cérémonies de trop!
Ce matin je suis passé par la bibliothèque y retirer le livre » Imigenzo y’ikirundi « (la culture burundaise ) de Jean Baptiste Ntahokaja. Waouuuh… moi j’en avais cité trois après l’ubugeni ? Il en cite le triple! Chers littéraires, le triple de trois c’est neuf ! Que doit-on dire de ces fêtes ? Les « défenseurs de la culture » savent très bien que ces fêtes ont perdu leur sens originel vu que souvent elles sont faites le même jour des noces !
Du théatre
Parlons en peu de la levée de voile (c’est à celle ci que j’ai déjà beaucoup assisté), ce n’est que la mariée et sa marraine qui changent souvent d’habits. Le marié et le parrain ne font qu’enlever leurs costumes seulement pour ne rester qu’en gilets (pour les sapeurs) ou en chemise si gilet il n’y en avait pas sous le costume. Ça commence à venir quand même, il y a le pagne qui fait office d’habits de fête à la levée de voile. On te cache ta femme, je répète: on te cache ta femme! Comme si tu ne l’avais pas dotée! Deux chorales culturelles sur les deux côtés « se disputent » l’une accusant l’autre de telle ou telle autre chose et enfin tu récupères ta femme. Mais quand même quelques 2,3 ou 4 garçons coriaces te soulevent avant de la (ta femme) récupérer enfin. C’est une affaire de patience quand même!
Est-ce une sauvegarde de la culture? Un très cher à moi me répondrait: » uwutaye akaranga aba ataye akabanga « (celui qui délaisse sa culture perd sa dignité)! Mais nos grands-pères ne portaient ni les bagues, ni les costumes…!
Mais les noces suffisent n’est-ce pas? Dédicace à tous ceux qui se marient prochainement. Ni akazi kanyu bazobereka (gare à vous, vous allez vous faire engueuler). Mais c’est vraiment sérieux! Pensez-y !


Haha.. Un autre coup de plume ! m pour l’adage là,esk c n’est pas plutôt « celui qui delaisse sa culture perd sa dignité » pensez-y. Bn courage oh
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