Situées au Nord du Burundi, à Cibitoke au niveau de la frontière burundo-rwandaise, les eaux thermales de Ruhwa sont une richesse touristique du pays. Quid de son exploitation ?

Un certain samedi pas comme les autres, je suis dans un voyage en Province Cibitoke avec des confrères de ma chorale. Après des séances photo à Cibitoke centre, au lac Dogodogo bouuum…, on arrive à notre fameuse destination tant attendue : « ku Ruhwa » ou « ku mashuha » à la frontière burundo-rwandaise. J’y ai été pour la première fois il y a 9 ans en 2010.
Dans un groupe de plus de 20 personnes, j’ai l’honneur d’être parmi les quelques 3 ou 4 personnes max qui y avaient été au moins une fois ! Soit… voilà on entre. Un des gardiens des « mashuha » (eaux thermales) nous empêche de continuer nous expliquant qu’il nous faut payer des frais de visite (du nouveau chez moi). Et comme les aïeuls des français l’ont dit : » dans le royaume des aveugles, le borgne est maître « . Cela étant, j’étais le connaisseur des lieux (après 9 ans d’absence je souligne).
L’étonnement et l’émerveillement
Le temps qu’on règle la facture, j’explique à mes condisciples que là devant il y a une eau bouillante naturelle. Des « oyaaa » (Non) commencent alors à surgir ! J’essaie de les convaincre mais… il y avait trop de Thomas.
Enfin, l’accès nous est donné. Tout le monde est juste ébahi ! « Araturira » (ça brûle), « c’est très chaud », » igirwayo basha ntimurweyo » (Reculez afin que vous n’y tombez pas) , » Imana ni Igitangaza kweri » (Dieu est vraiment merveilleux) etc. Telles sont les exclamations qui sortent de mes amis. On nous fait visiter plus de 3 bassins de mashuha. Le sentiment fut le même : l’étonnement et l’émerveillement.
Place au souhait
« Ces mashuha nous ont été donné par Dieu pour que nous puissions bien aménager cet endroit, y bâtir des hôtels, faire entrer des touristes étrangers et ainsi récolter des devises… » nous disait notre leader à la manière d’un chef d’entreprise qui aurait gagné le marché pour aménager les lieux. Chose curieuse, on était les seuls » touristes » sur place ! À bon entendeur…


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