Santé

Quand PT n’est plus un plaisir

Pas de tabou quand on veut parler santé. Oui on va en parler, on va parler du verbe « péter ». Ne vous en faites pas, on ne va pas dire que c’est mauvais. Mais on va parler quand et comment le faire n’est plus un plaisir.

Le dicton « péter, c’est la santé » semble tirer racine dans le jargon médical. S’empêcher de péter entraîne de nombreux désagréments : gêne physique, voire douleur, le ballonement, l’indigestion, pyrosis (brûlures d’estomac). La rétention des pets est un des facteurs majeurs de la diverticulose.

Néanmoins, il y a un autre dicton qui dit : « tout excès est mauvais ». Il y a une maladie qui s’appelle « pétomanie » qui est une évacuation d’une quantité de gaz (gaz intestinal évacué par l’anus) anormalement importante.

Mon souhait ? Que tu n’en souffres jamais! Quand on en souffre, on n’est plus à mesure de se retenir. On pète à tort et à travers. C’est feu à volonté. Toutefois, une flatulence n’est ni plus ni moins qu’une accumulation de gaz dans l’estomac ou l’intestin. Or, il faut savoir qu’au moment où la nourriture transite par le tube digestif et est métabolisée par les bactéries intestinales, la production de gaz fait naturellement partie d’une saine digestion.

Qu’est-ce qui cause les flatulences ?

Les aliments à teneur élevée en glucides contenant certains types de sucres sont ceux qui sont le plus souvent pointés du doigt. Parmi ces aliments, mentionnons les haricots, les légumes crucifères comme le brocoli, le chou-fleur, les fruits, les produits laitiers, les produits céréaliers etc.

Si vous avez l’habitude de parler pendant les repas, il se peut qu’une absorption excessive d’air au moment d’avaler entraîne des flatulences. Si cet air n’est pas libéré par un rot, il fera son chemin jusqu’à l’autre bout du système digestif, provoquant peut-être de l’inconfort au passage.

L’âge peut aussi contribuer à une production accrue de gaz. En vieillissant, la production naturelle d’enzymes digestives nécessaires au fractionnement des aliments diminue. À titre d’exemple, le déclin progressif de la capacité de l’organisme à produire la lactase (l’enzyme qui permet de décomposer le lactose présent dans les produits laitiers) explique pourquoi plusieurs adultes plus âgés développent une intolérance au lactose.

Des flatulences peuvent aussi se manifester chez les personnes qui sont constipées ou dont le péristaltisme est ralenti – le péristaltisme est le mouvement de pompage des intestins qui permet d’acheminer les aliments digérés jusqu’à l’anus. La constipation ou la paresse intestinale peut faire en sorte de prolonger le processus de fermentation des aliments et d’accroître la production de gaz. Une trop grande quantité de gaz peut se traduire par des ballonnements, de la douleur et des malaises.

Vaut mieux prévenir que guérir

Néanmoins, l’adoption d’habitudes simples peut diminuer le risque de ballonnements et de flatulences : éviter la bière et les boissons gazéifiées, éviter de parler en mangeant, éviter de mâcher de la gomme (chewing-gum), éviter les aliments riches en sucres complexes, éviter de boire en mangeant, éviter les substituts de sucre (sorbitol ou fructose) ou diminuer leur consommation, prendre des mesures pour éviter la constipation (boire beaucoup d’eau par exemple), faire de l’exercice physique régulièrement, apprendre à mieux maîtriser le stress ainsi que cesser de fumer.

J’aurai voulu en dire plus mais je fais la place à Loïc, un français ayant la pétomanie, pour que vous puissiez réaliser à quel point il est difficile faire de vivre avec cette maladie si déshonorante et si humiliante. Suivez le dans cette vidéo. https://www.youtube.com/watch?v=k49kMZ6jgCc


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