Avoir un compte Facebook, Instagram, twitter… est devenu monnaie courante actuellement. Mais une question se pose : comment les utilise-t-on ? L’histoire que nous allons vous raconter est une fiction basée sur des faits réels. Elle évoque ce qui se passe au quotidien.

Ce sont des scènes inquiétantes, mais qu’on ne remarque plus. Tant elles sont devenues banales. Songez à ces visages aimantés par l’écran de leur smartphone, au restaurant, en réunion, au volant, au lit, aux toillettes.
Ces comportements étaient impensables il y a dix ans. le premier iPhone a été lancé en juin 2007 et l’iPad en mai 2010. Comment en est-on arrivé là ? Comment ces vibrations en sont venus à capter l’attention de l’ humanité ? Comme si plus rien d’ autre n’avait d’importance sur terre ?
Il est jouissif de constater que quelqu’un partage ses opinions, un commentaire positif, un » like ». Selon le site Science & Vie, les likes sur facebook et instagram sont traités par le cerveau de la même manière que les récompenses sociales dans la vie réelle comme l’approbation.
Certains parviennent facilement à nouer et à entretenir des amitiés sur le net. Internet donne une confiance en soi qu’on n’aurait pas dans la vraie vie. Quand on est timide, la communication en ligne permet de préparer d’avance ce qu’on a à dire.
Facebook n’est ni le plateforme approprié ni pour draguer, ni pour arnaquer en enfouiant notre véritable identité derrière le clavier de notre portable. Au contraire, facebook devrait être tout d’abord un moyen de communication puis un espace de loisir et de divertissement.
D’abord, on remarque que chaque fois qu’on se connecte il y a une invitation de plus. Pour certains, c’est un record parce qu’ils ne suppriment pas les invitations des inconnus. Ils ne confirment pas non plus, ils collectionnent. Kaneza, la belle aux yeux de génisse, confirme tout le monde, car bien sûr, décliner ce n’est pas gentil. Quelques secondes après avoir cliqué sur accepter, un coucou provenant d’un certain Minani tombe dans sa boîte. Comme l’exige la politesse, Kaneza répond. Après quelques minutes d’échange, Minani lui demande d’envoyer ses photos. Kaneza, embarrassée, ne sait plus quoi répondre. Envoyer sa photo à quelqu’un qu’on connait à peine n’est vraiment pas tentant. Aussi, elle est trop gentille pour dire un non. Comme prétexte, Kaneza griffonne un truc du genre : j’utilise un ordinateur du cybercafé. Donc, il n’y a pas de photo mienne. Pour l’instant, Kaneza est tirée d’affaire. Mais pas pour longtemps car après, Minani lui demande son numéro. Motif : Minani veut une rencontre coûte que coûte. C’est lui le boss. Cette fois-ci, Kaneza est embarrassée pour de bon. Qu’est ce qu’il croit ce Minani ? Que Kaneza n’a rien de mieux à faire que de trimballer avec des inconnus ? Parce qu’il y en a d’autres qui lui proposent la même chose. Pour s’en sortir, Kaneza lui sort des prétextes bidons et elle est encore tirée d’affaire. Pour couronner le tout, notre cher Minani se fait romantique. Il déclare son amour à Kaneza. Il lui demande même en mariage. Cette fois alors, Kaneza en a ras le bol.
Comment l’être humain peut-il être si hypocrite, où va le monde ? Comment peut-on déclarer à une personne qu’on ne connait ni d’Adam ni d’Eve qu’on l’aime? Pourquoi maintenant les gens confondent tout ? Ou bien pouvons nous appeller cela confusion ou tout simplement médiocrité ? Mais bien sûr, remettre Minani à sa place en lui disant les 4 vérités en face serait un manque de tact. Donc Kaneza va larguer Minani gentiment mais fatiguée, fatiguée des Minani et de tous ceux là qui ne savent plus différencier l’amour et le beguin. Kaneza n’a pas créé son compte pour trouver le grand amour mais pour rester en contact ou reprendre contact avec des amis éloignés. C’est vrai aussi que Kaneza a créé son compte pour combattre la solitude, l’idée de découvrir de nouvelles personnes du bout du monde ne déplairait à personne. Mais toute cette fausseté et cette hypocrisie deviennent agaçantes. Les gens devrait avoir un minimum de respect et de diplomatie envers les autres internautes. Honte à toi Minani !
Par Iris Carlos Canela

