
Ce mercredi 20 Mai 2020, le pays du tambour entrera dans une nouvelle ère, un nouvel État, un nouveau président. Une course au pouvoir qui a préludé le 27 avril 2020 avec le début des propagandes. Trois semaines, à la suite de ces campagnes électorales, les jeunes attendent impatiemment le triple suffrage du 20 Mai, Mais alors, qu’est-ce
qui suscite cet excitement? Et la diaspora qui ne rate plus rien de ce qu’il se passe au bled.
Un nouveau mandat…
un triple suffrage, un nouveau président, le premier issu de la récente constitution du Burundi du 7 juin 2018. Malgré les brouhaha de la toile, faut-il s’accorder que les prémices de cette course électorale ont été des plus compétitifs et quiets (hormis les quelques arrestations et altercations entre les dissidents du tout-puissant CNDD-FDD et du CNL).
En effet, les discours des différents candidats à la présidentielle nous ont rassuré et nous ont prédit une course des plus féroces de ces deux dernières décennies, des candidats fortement accompagnés avec une multitude de partisans remplissant les stades à en crever.
Du jamais vu!
Des candidats indépendants prêts à décrocher la lune, avec une entière présence sur tous les réseaux sociaux, une entière couverture médiatique, tout un arsenal prêt à la guerre au trône.
Des hommes d’église (une première, bref, pour moi), face à des dignitaires très pieux. Des projets de société, succinctement, complémentaires de quoi créer un espace où se faufiler dans nos cœurs, en même temps, une vague de doute, «qui voter le 20 Mai ?»
Les jeunes burundais, en tout cas ceux de Bujumbura que j’ai pu croiser, sont chauds bouillants comme de la braise, à l’idée de se rendre aux urnes! Mais à quoi est dû cet excitement si soudain? (du moins, de part les brouhaha d’avant les campagnes)
Et bien, il faudrait croire qu’ ils rêvent de voir si les politiciens tiendront leur paroles. Même s’ils ne mentionnent pas ceux pour qu’ ils vont voter. Leurs yeux scintillants et plein d’espoir, révèlent qu’ils sont confiants d’une représentation assez variée, dixit YActivista guru des tweets: « En fait, ce que je veux, c’est un débat contradictoire au parlement mais aussi je ne risque pas de voir ma voix s’envoler, c’est mon devoir de voter », et Inès étudiante en sciences de la communication, qui me dit: « Avant le début des propagandes, nulle aurait été ma voix au suffrage, mais ce mercredi, je suis fond dedans. Cette fois-ci, les jeunes sommes au centre d’interêt chez nos chers candidats ». Ceci dit cette course aurait été des plus intéressantes.
Place au meilleur
Qu’ à cela ne tienne, les trois semaines de bourrage de projets de société ont été très polémiques ( de plus, les moments de covid-19 ont fait que tout le monde tourne les yeux sur le pays du tambour), et la diaspora qui, jusque là a été bannie du droit de se rendre aux urnes dans les ambassades et consulats, ont influencé les résidents au Burundi, parce que, logiquement et impérativement, la carte se jouera par eux. Donc, les probables changements se réaliseront grâce à eux, ils sont tous là pour voir les résultats du scrutin le 25 Mai.
Bref, entre les promesses à peine croyable de l’ Uprona, le développement économique du CNDD-FDD, une société centrée sur la jeunesse de Dieudonné Nahimana, un leadership de tolérance du CNL,etc, on ne souhaiterait que le meilleur gagne.

