Alors que j’étais en 1ère Scientifique B, je me préparais à participer à un concours sur le thème : « l’éducation de la fille burundaise ». Quatre ans après, je retrouve la feuille sur laquelle j’avais préparé mon discours. A Kwizera Lemonde, mon prof de Français à l’époque, je dédie ce discours qu’il a lui-même corrigé.

Dans la tradition burundaise, la fille est considérée comme quelqu’un qui a le devoir de s’occuper nécessairement des affaires de la maison comme on le dit en Kirundi « umuzezwanzu » qui signifie la chargée de la maison.
Dans le temps, que la fille soit chargée des affaires de la maison c’était tout à fait compréhensible et normal car il y avait un strict respect de la tradition.
Néanmoins, avec les guerres et les famines qu’a connu ce monde, tout le monde fut contraint à chercher d’autres moyens pour préparer son propre avenir sans oublier de signaler que les guerres avaient ravagé les avoirs des gens. La fille ne devait pas rester en arrière dans la contribution pour le développement tout en cherchant un travail rentable.
Dans le domaine des études, les filles étaient mises à l’écart au Burundi. Mais, petit à petit, il a pu se réaliser que les filles étaient capables de faire des choses plus que ne le font les hommes. Dans certains pays européens où les femmes avaient déjà évolué, elles ont organisé des manifestations pour réclamer leurs droits et ces manifestations sont arrivées à quelque chose. Par exemple : le droit à l’héritage en 1984 en France, le droit au vote, le droit à l’emploi etc.
Au Burundi, les filles continuent à prouver leur capacité en se distinguant dans différentes évaluations tant scolaires que nationales plus que les garçons. Mais aussi, il y a des femmes. Exemples: comme Madame Kinigi Sylvie qui fut promue 1ère Ministre. Ce qui fut pour la première fois au Burundi en 1993 sous Melchior Ndadaye.
Mais, jusqu’à maintenant plusieurs gens sont encore convaincus que la fille n’a pas le droit à l’éducation scolaire. Nous devrions projeter nos yeux vers l’avenir de ces filles. Que deviendront elles sans scolarisation alors que le monde évolue? Nous devons aller avec le temps sans oublier les filles. Nous devons soutenir ces filles car ce sont nos sœurs, nos amies et futures mères de nos enfants.
En France, au 19ème siècle, Marie Curie obtint 2 prix Nobel de physique mais tout ça grâce à son instruction. Au Burundi, il y a plusieurs femmes qui peuvent nous servir de modèle et qui sont instruites.
L’éducation est l’action de développer les facultés morales, physiques et intellectuelles. Et la fille? N’a-t-elle pas droit à se cultiver moralement et intellectuellement? Bien sûr que oui.
Les garçons futurs maris de ces filles ne seront pas à mesure de satisfaire les besoins de leur famille étant seuls. Ils auront besoin de la femme pour les épauler mais toute fois en ayant un certain niveau d’études pour pouvoir obtenir un travail rémunérateur.
Regardons nos pauvres mamans qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école ; elles n’ont pas d’autre travail à part le petit commerce des vivres qui ne rapporte grand chose. Elles ne sont pas du tout contentes mais pas d’autres moyens de survivre car elles n’ont pas quoi présenter comme qualification afin d’obtenir un travail rémunérateur.
Cela étant dit, parents, ouvrez vos esprits et laissez une chance à vos enfants sans exception aucune et amenez les à l’école car un enfant bien éduqué et bien instruit fait l’honneur de sa famille, de sa patrie et du monde entier.
Enfin, toutes les filles marginalisées, mises à l’écart sont toutes invitées à toujours réclamer leurs droits. Elles doivent réclamer leurs droits à l’éducation scolaire et tous les autres droits afin que toutes les portes du monde leurs soient ouvertes.
Auguste assemblée je vous remercie !


Ohhh merci beacoup Ngabirano mais une petite question ou elles vont reclamer leurs droits?
J’aimeJ’aime
Le problème est que plusieurs associations pour le droit de la fille le font n’ont parce qu’elles ont vraiment besoin de défendre la fille mais juste pour questions d’intérêt ! Le FBU mon cher
J’aimeJ’aime