Dans les conversations, c’est le sujet de discussion qui cartonne. Dans l’ actualité, c’est ce qui fait le grand titre. Que ce soit dans les pays les moins développés ou les plus puissants de la terre entière, le covid 19 sème la terreur. Pour certains, c’est la troisième guerre mondiale, pour les croyants c’est la fin du monde, occasion propice pour les non pratiquants de s’ approcher de leur Créateur.

Suite a cette pandémie mondiale, notre maigre vocabulaire s’agrandit du jour au jour. De nouveaux vocabulaires peu courants tels que le confinement, la quarantaine, la pandémie, l’épicentre et tant d’autres y font désormais partie. On parle d’épidémie quand il s’agit d’ un pays. Lorsque le virus se répand dans les continents, c’est là qu’on parle de pandémie. Le covid 19, aussi redoutable soit-il a été accompagné par une autre pandémie plus rapide, plus contagieuse et aussi dangereuse que lui. Cette pandémie est dite: la pandémie de la peur. Elle est si rapide que même dans les pays où il n’y a pas encore eu de cas de covid 19, elle est déjà présente.
Dans certains pays ciblés, tout le monde est confiné. C’est à dire, plus d’école, plus de réunions, plus de travail, plus de visites, plus de transport en commun, plus de voyages, plus de sorties sauf pour aller au marché ou à l’hôpital. Pour les uns, ce n’est pas si mal que ça car ils en profitent pour se reposer et pour profiter des membres de leur famille; bref passer des moments inoubliables tous ensemble soudés plus que jamais. Pour les élèves internes c’est la fête. Pour les autres c’est le chaos. En chine, premier pays à être confiné, selon un responsable des bureaux des mariages de la ville de Dazhou, le taux de divorce aurait augmenté durant ces mois de crise. A force d’être collés vingt-quatre heures sur vingt-quatre, les couples finissaient par réaliser qu’ils se détestaient. En effet, avant le confinement, la tension ne pouvait pas forcément se sentir. Chacun partait de son côté et revenait tard et fatigué pour s’affronter. Maintenant qu’ils ne pouvaient plus se fuir, ils étaient obligés d’aborder ces sujets sensibles et mettre tout au clair; ce qui conduisait à la rupture. Ce qui n’ empêche pas que certains divorcés se remarient. Pour les personnes agées, c’est-à-dire 60 ans et plus, elles qui sont les plus sensibles au corona, c’est la solitude totale. En effet, la plupart d’ entre elles sont confinées seules pour réduire maximalement les risques de contaminations. Pour les civils, c’est un peu la panique parce qu’ ils ne sont plus sûri de la permanence de leur poste. Les commerçants désespèrent. Etre confiné ne signifie pas forcément ne pas travailler. S’il y a moyen, beaucoups font du télé travail en sorte que bien qu’ils soient chez eux, c’est un peu comme s’ils étaient présents parce qu’ils travaillent autant qu’avant.
Dans les pays sous developpés, une dégradation économique et un rabaissement de qualités de vie des citoyens se ressent. En Afrique, continent où le vivre ensemble et le partage sont des valeurs ancestrales, les mesures de confinement semblent difficiles à appliquer. Jusque là, c’est le continent le moins touché par le virus au monde.
Comme le dit le vieux dicton, vaux mieux prévenir que guérir. Lavons nous les mains le plus possible avec de l’eau propre et du savon pendant au moins 30 à 40 secondes. Simplement frotter les mains ne suffit pas. Croisez les doigts, et déplacez les de différentes manières pour vous assurer que toute la main est bien nettoyée, sans oublier les poignets. Évitez de toucher vos yeux, votre nez et votre bouche, restez à l’écart des personnes qui toussent ou éternuent, ne vous serez pas la main. Evitez surtout la panique. En cas de rhumes, de toux, de fièvre, de perte de goût, de diarrhée ou de difficultés respiratoires, appelez les urgences.
Par Iris Carlos Canela

