Société

Gâteaux empoisonnés

Les mamans chasseurs d’hommes ? Elles sont dans nos villes. Elles sont dans nos quartiers. Ce sont parfois nos voisines. Oui, elles existent.


« Sugar mummy », un mot qui nous fait penser à trop de choses. Devenues veuves à un âge un peu avancé, insatisfaites par leurs maris, restées célibataires jusqu’à leur âge plus que mûre, la plupart de ces « mamans » sont des nanties solitaires qui se cherchent du sang encore jeune. Trop vieilles pour attirer l’attention des hommes, trop respectées pour être sifflées, trop riches pour être approchées par n’importe qui, elles décident de changer de casque et de se mettre à la chasse. Un jeune étudiant dont le minerval est une croix, un jeune chômeur dont l’obtention d’un job est une utopie, un jeune homme ayant son permis de conduire à la poche et… quelque fois le groom ou le zamu (gardien) de la maison. Telles sont les victimes de la chasse de ces mamans gâteaux.

Parfois tout commence par un petit service (remplacement d’un pneu crevé, une petite course au marché etc.), un petit message sur Facebook, une petite rencontre au hasard, au mauvais moment et au mauvais endroit etc. Un chanteur rwandais chanta « bitangira buhoro buhoro bikagera kure » (ça commence timidement et ça va loin). Mais derrière ces « mamans-gâteaux », il y a toute une histoire car la maman gâteau d’aujourd’hui ne l’a toujours pas été. Bon nombre de ces « mamans » sont peut être séropositives, en conflit avec leurs maris, leurs enfants, leur âge, leur corps. Pas trop sûr de savoir pourquoi mais la culture burundaise voire même internationale comprend et tolère une relation Trump-Mélanie que celle Macron-Brigitte.

Convaincu de cela au fond de moi, force est de croire que certains jeunes hommes se laissent capturer par les « chasseuses » espérant un gain effet retour. Force est de constater que certains jeunes sont forcés de jouer les maris de peur que leurs intérêts soient menacés. Hélène Rollès, chanteuse française, l’avait bien compris en chantant : « Amour secret, obligés de se cacher, amour secret, toujours dissimulés, amour secret, pas le droit de le dire, amour secret, condamnés à mentir…! » Peut on parler d’amour secret ou de relation secrète ? Moi je préfère dire relation secrète, à vous alors de l’adapter dans la chanson. On entendra des réponses échappatoires comme : c’est juste un chauffeur, c’est ma tante, c’est ma…, c’est mon… ( 🎶 condamnés à mentir). Néanmoins des « only God can judge me » (Dieu Seul peut me juger) existent, donc pas besoin de se cacher pour sortir ou s’embrasser avec sa « maman ». En contact avec une(de) telle(s) maman(s)? Tu t’avances sur un terrain miné et sur ce genre de terrain le verdict est connu c’est la mort. L’emplacement des mines importe peu, l’essentiel est que à la seconde s, la(es) mine(s) explose(nt) et le salaire de celui qui s’aventure sur un tel terrain c’est la mort ou s’il a de la chance l’handicap.

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