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Dakar : un forum des médias sur les violences faites aux femmes et aux filles en Afrique

Avec le soutien technique et financier d’ONU Femmes et du Fonds français Muskoka, le Réseau des Médias pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) organise du 4 au 6 décembre 2024, un Forum sur l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles en Afrique.

Ce forum, tenu à Dakar, capitale de la République du Sénégal, vise à renforcer les compétences de plus de 60 journalistes, venus de 36 pays africains dont 2 Burundais, afin qu’ils deviennent des porte-parole dans la lutte contre ces violences faites aux femmes et aux filles dans leur pays respectifs.

« Le forum régional qui nous réunit aujourd’hui est organisé dans le cadre de la Campagne des 16 jours contre la violence à l’égard des femmes. » a annoncé Arlette Mvondo, Directrice pays d’Onu Femmes au Sénégal dans son discours d’ouverture.

En expliquant cette campagne, elle a montré qu’il s’agit d’une campagne annuelle internationale qui démarre le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se termine le 10 décembre, qui marque la Journée des droits humains pour souligner que la violence à l’égard des femmes est la violation des droits humains la plus répandue dans le monde.

L’engagement du REMAPSEN

« Les médias africains veulent prendre leur place dans cette lutte noble contre les violences faites aux femmes et aux filles et la promotion de leur autonomisation. Les seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles ne pouvaient que mieux tomber pour lancer cette initiative », a déclaré Bamba Youssouf, président du REMAPSEN dans son discours d’ouverture.

M. Bamba, président du Remapsen, a annoncé que ce forum constitue un point de départ d’un engagement collectif des médias en Afrique avec, en toile de fond, un renforcement des productions médiatiques de sensibilisation et de plaidoyers en vue de toucher toutes les cibles notamment les plus reculées pour un monde sans violence envers les femmes.

« La mise en place imminente d’une coalition des médias placée sous l’autorité du Remapsen pour promouvoir les droits des femmes en Afrique et dans chacun de 36 pays membres du Réseau, constituera pour nous, à partir de l’année 2025, le gage d’une accélération de la promotion des droits des femmes, ainsi l’Afrique se portera mieux », a conclu le Président du REMAPSEN.

Les résultats attendus

Arlette Mvondo, Directrice pays de Onu Femmes au Sénégal, a annoncé que ce forum vise à renforcer les capacités de journalistes pour qu’ils deviennent des agents du changement des normes sociales, des champions de la défense des droits des femmes et de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles dans leurs pays respectifs.

Le deuxième objectif de ce forum est de produire et diffuser au moins 350 contenus médiatiques qui amplifient les voix des survivantes, qui dénoncent les injustices et plaident pour des solutions durables pour l’élimination de toute forme de violence à l’égard des filles et des femmes.

En dernier lieu, ce forum vise à élaborer une charte et un plan d’action régional, engageant les médias à jouer un rôle actif et durable dans la promotion des droits fondamentaux des femmes et des filles.

Mme Mvondo a invité les journalistes présents à utiliser leurs plateformes médiatiques pour exposer les réalités des violences basées sur le genre et promouvoir des histoires de résilience et d’autonomisation, à collaborer avec les décideurs, la société civile et les communautés pour garantir une approche inclusive et durable ainsi qu’à tenir les gouvernements et les institutions responsables de leurs engagements envers l’égalité des genres.

Même son de cloche pour le représentant de la ministre sénégalaise de Famille et de Solidarité, le Conseiller technique Oumar Samb. « Les violences basées sur le genre affectent la dignité, la santé et le bien-être des victimes. (…) Ces inégalités, exacerbées par des normes socioculturelles et des préjugés, très souvent patriarcales, freinent non seulement la participation des femmes et des jeunes filles au développement de nos différents pays mais aussi leur aspiration à des sociétés solidaires sans discrimination. En ce sens, les médias sont les alliés actifs pour conscientiser les esprits et faire la promotion d’un environnement social qui met la femme et la fille au cœur de la lutte », a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux.

Ce Forum des médias fait suite à ceux organisés par le Remapsen en 2022, à Dakar même, sur l’impact de la Covid-19, sur les programmes de prévention et de prise en charge du VIH en Afrique de l’Ouest et du centre et celui en 2023 sur la santé infantile, la vaccination et la nutrition à Lomé au Togo.

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