
Plus de 40 journalistes du Remapsen se sont réunis pour un webinaire le mercredi 21 août 2024, avec la Professeure Epée Emilienne, Fondatrice et Directrice Générale de WINS. Plus de 17 pays étaient représentés. Lors de sa présentation, elle a discuté du rôle de WINs dans la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) en Afrique.
Elle a souligné qu’en tant que directrice de WINs et cadre du ministère de la Santé au Cameroun, elle constate un écart et des défis au niveau communautaire dans la lutte contre les MTN. Selon elle, l’engagement communautaire devrait inclure les femmes, qui sont souvent plus touchées par ces maladies en raison de leur proximité avec les malades. « L’engagement communautaire devrait inclure les femmes, qui sont souvent les plus touchées par les MTN », a-t-elle déclaré.
Professeur Emilienne a également indiqué que WINs est une initiative pionnière qui capitalise sur l’expertise multidisciplinaire des femmes, reconnues dans leurs domaines comme médecins, enseignantes, anthropologues et spécialistes de la communication. « WINS vise à catalyser des solutions innovantes et efficaces pour alléger les souffrances liées aux MTN d’ici 2023, afin que personne ne soit laissé pour compte, en particulier les femmes », a-t-elle ajouté.
Que savoir sur les maladies tropicales négligées ?
Les maladies tropicales négligées (MTN) sont un groupe de maladies infectieuses qui affectent principalement les populations pauvres vivant dans les régions tropicales et subtropicales. Elles sont appelées « négligées » car elles reçoivent moins d’attention et de financement que d’autres maladies plus médiatisées comme le VIH/sida, la tuberculose ou le paludisme, bien qu’elles touchent également des millions de personnes. Ces maladies affectent souvent les individus vivant dans la pauvreté, avec un accès limité aux soins de santé, à l’eau potable et à des conditions sanitaires adéquates. Les MTN sont causées par divers agents pathogènes, y compris des parasites, des bactéries, des virus et des champignons.
La Professeure Epée Emilienne a précisé que 17 maladies tropicales négligées ont été identifiées au Cameroun. Elle a également noté que chaque pays a ses propres maladies tropicales négligées. Au Burundi, par exemple, on trouve l’éléphantiasis et l’onchocercose, également connue sous le nom de cécité des rivières.
Réduire l’impact des MTN à tout prix
« Nous voulons contribuer à la réduction des souffrances liées aux MTN en passant par les femmes. L’analyse genre au niveau communautaire nous permettra de nous occuper des femmes et des hommes, mais en impactant principalement les femmes. Ce sont elles qui seront à l’origine du changement », a déclaré Professeur Emilienne.
Elle a également déploré que le manque de financement soit un défi majeur, même pour les organismes internationaux, et a insisté sur l’urgence pour les autorités nationales d’investir davantage dans la lutte contre ces maladies.
Papa Momar Turé de Speak Up Africa, présent lors du webinaire, a souligné que ces maladies nécessitent un financement, une documentation et un suivi appropriés.

