
Le système économique des sociétés aux économies relativement faibles impose une voie pour se retirer des situations confuses et pour élever leurs économies. Soit le renforcement ou la promotion du partenariat public-privé. Il y a lieu à se demander l’état des lieux de ce processus au Burundi et le rôle de ce phénomène dans le processus de développement.
Le partenariat public-privé est une nouvelle voie pour faire face aux enjeux du financement du développement et se veut un levier pour l’élévation des économies au ralenti. Toutefois, il a pris de l’ampleur à partir du moment où le monde a connu une crise économique sans précédent en 2008. Malgré la reconnaissance d’un besoin d’investir dans les infrastructures, les gouvernements ont eu des contraintes de ressources publiques et budgétaires. En ces moments, les contrats de partenariat ont été une alternative adéquate.
Un arrangement gagnant-gagnant
Loin d’être synonyme de la privatisation, le partenariat public-privé est le résultat des arrangements entre l’État et les privés pour la fourniture des services. Il est fort important de comprendre le rôle de chaque opérateur. Ce qui est sûr est que pour aboutir à grand-chose, les efforts doivent être conjugués. Le pouvoir public adopte des politiques favorables à la concrétisation de ces partenariats et élaboration des stratégies de financement des projets de développement.
Cependant, les deux parties doivent avoir une vision commune des enjeux de leur contrat. Le Burundi a fait un pas vers l’ouverture à ces partenariats, à travers la privatisation et à la cession de certaines prérogatives en gestion des entreprises.
Un passage obligé
Les organisations entièrement gérées par les instances étatiques sont les plus risquées à la faillite, car selon les études du Fond Monétaire International, les États sont les plus mauvais gestionnaires partout au monde.
Il est, de ce fait, inévitable de passer par ce chemin. « Il convient de noter que la politique de partenariat public-privé (PPP) connaît aujourd’hui un grand intérêt à la fois des pouvoirs publics et des institutions internationales telle que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) qui interviennent dans le financement de ce type de projets » lit-on dans une étude réalisée par l’IDEC sur la santé financière des sociétés à participation publique au Burundi en 2017.
Quel avantage?
Dans un pays ou le rapport sur l’environnement de l’investissement au Burundi réalisé par le Groupe de la Banque Africaine de Développement a montré que 90 % des entreprises burundaises avaient moins de 50 salariés les deux dernières décennies, les contrats du partenariat public-privé seraient une solution à la fois pour faire financer la réalisation et l’exploitation des services par un partenaire privé et pour la création de l’emploi et surtout des jeunes qui sont en extrême besoin d’emploi. Le secteur privé sera rémunéré grâce aux ressources provenant des usagers de ce service qu’il gère en partie. De plus, ce genre de partenariat permettra à l’État de bien orienter ses ressources dans des secteurs stratégiques susceptibles d’élever la croissance économique du pays.
Non seulement que ce partenariat améliorerait la gestion et la transparence, cela aurait un effet sur le chômage, du fait que le pacte créerait plus d’emplois par des nouveaux investissements.

