Santé

L’irrégularité des règles, une anomalie devenue normale chez les filles

Comme on le sait, les règles font partie de la vie d’une femme avec une durée connue . En atteignant la puberté, la femme se voit changer. Plusieurs conséquences surgissent de ce changement et parmi elles, les règles tant redoutées. Normalement, elles devraientt être régulières. Mais dans certaines conditions, la régularité fait place à l’irrégularité.

« On parle de troubles des règles dès lors qu’elles surviennent dans un laps de temps trop rapproché, tous les 10-15 jours ou toutes les 3 semaines, ou trop éloigné, toutes les 6 semaines voire plus. Des règles irrégulières, ce sont aussi des saignements dont l’abondance ou dont la durée varie d’un cycle à l’autre. Avoir des règles irrégulières est très fréquent la première année qui suit la puberté. Au-delà, cela n’est en revanche pas normal » dit le Dr Juliane Berdah, gynécologue-endocrinologue à Paris.

Les causes

Les menstruations irrégulières n’indiquent pas nécessairement une anomalie sous-jacente. Elles peuvent survenir en cas d’antécédents familiaux, de ménopause, de menarche ( période où apparaissent les premières règles), de stress physique ou psychologique, d’effets secondaires de médicaments, de l’environnement. Lyse (pseudo) se confie : « malgré sa complexité, on apprend à vivre avec elle (l’irrégularité). Quand j’étais au lycée, je passais 2 ou 3 mois sans voir mes règles, mais de retour à la maison, tout revenait à la normale. Par après, j’ai compris que c’était dû au changement du milieu vu que mon école se situait dans un milieu froid alors que ma maison se trouvait dans un milieu chaud. »


Acquise ou innée ?

Rien ne garantit que la régularité d’une femme est éternelle, de la même façon qu’elle peut ne jamais l’être. Les conditions qui font que nos chères amies ne soient plus à l’heure sont entre autre: les troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie mentale) ; la pratique excessive du sport. Comme l’explique le Pr Jacques Bringer, endocrinologue-diabétologue à l’hôpital Lapeyronie à Montpellier, « en s’imposant inutilement des restrictions alimentaires, les femmes perturbent leur cycle menstruel, et risquent de voir leur fertilité diminuer. »


Un mal pour un bien

L’autre facette de notre chère irrégularité s’avère être l’une des orientations pour nombreuses maladies, lorsqu’elle est accompagnée de certains signes. Dans ce cas, Une consultation médicale est capitale; une urgence.
Etre irrégulière ne veut pas nécessairement dire qu’on est malade, ou que l’on est différente des autres ; mais non. C’est une situation qui frappe sans consulter la victime et pour la plupart des cas on se retrouve dépassée par les évènements sans savoir à qui se tourner ou quoi faire, mais habituée, on apprend à cohabiter ensemble.

Par Aimée Christa Igiraneza & Nadège Bella Gateka

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