Bien longtemps j’ai pensé à toi. Mais, les mots me manquaient pour t’exprimer ce qui pesait sur mon cœur. Enfin… eurêka !

Très chère féministe, j’ai l’honneur de m’adresser à toi pour te déclarer mon estime. Tu travailles dur pour défendre tes droits. Les droits de la femme si inconsidérée dans nos sociétés patriarcales. Oui, la femme peut. Je suis très d’accord avec toi. Si tu ne me crois pas, je vais être obligé de me servir d’un exemple pour te prouver que je crois et accepte que la femme peut. Le simple et unique exemple que je vais te donner c’est celui de ma maman tant aimée qui a pu me mettre au monde et m’éduquer. Je me permets ce décor juste pour te montrer que je n’ai rien contre les femmes. Loin de moi l’idée d’être un « femmophobe ». D’ailleurs, à bas les harcèlements sexuels dont vous, femmes, êtes victimes du jour au jour. A bas la discrimination dont vous êtes victimes dans les milieux de travail.
Cependant, permets-moi quand même de te dire quelques mots. Je ne voudrais pas être long mais si je le deviens, s’il te plait excuse-moi altesse. Chère dame, tu es dame et tu mourras dame ! Tu as beau te comparer à l’homme mais sache que son nom ne changera jamais. L’homme a des capacités que tu n’as pas et que tu n’auras jamais. Toi aussi tu en as et qu’il n’aura jamais. Tu as beau lutter et lutter mais à peine sortie d’une réunion de féministes, Philippe*, ton groom, sera obligé d’interrompre sa lessive, la tienne d’ailleurs, pour venir soulever le sac de riz de 30 kilos que tu auras acheté kwa siyoni alors que c’est Evelyne* ta bonne qui était au portail sans rien faire. Au salon de beauté, manucure et pédicure, on raconte que ce sont les hommes qui le font bien. Je ne sais pas. Moi je l’entends juste comme ça. Au nom de la galanterie, tu obligeras Ben* ton fils à porter le sac de Tania* son aînée de 2 ans.
Je reconnais tes capacités…
Le chien aboie, le chat miaule, le pasteur prêche, le voleur vole et la femme est femme. Madame, tu auras toujours tes 9 mois de grossesse, tu as droit à ta « une période par mois » sauf si ce n’est plus possible pour toi. Ce n’est pas que nous ne voudrions pas jouer avec vous au foot. Ce serait inéquitable et injuste de notre part. Chère créature, arrête de culpabiliser. Tu n’es pas incapable. Perfectionne ce que tu sais et ce que tu peux. Ne te compare jamais à l’homme. Tu pourrais en souffrir et même en mourir. Le lion règne sur la terre ferme et la baleine règne dans l’eau. Aucun des deux ne resterait vivant s’ils venaient à interchanger de milieu.
Je ne suis ni contre ta liberté ni ton émancipation, mais garde tes limites. Ne te surestime pas et ne te sous estime pas. Garde ton domaine de définition. Adieu madame !
* : noms pseudonymes

